Mercredi 21 janvier 2009
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Pour 2009, mes voeux « restaurants »
Voilà tout ce que nous ne voulons pas
pour cette année...
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Huit
pains au seigle, au sarrasin, aux céréales... Ça va, ça va. Plutôt que d'avoir le traîneau du
boulanger et huit, voire douze pains potiches, mieux vaut un seul pain simple, frais et bon. De surcroît, il y a une dimension pathétique à imaginer le sort de ces jolies miches quand la
moitié, voire les trois quarts, n'auront pas trouvé preneur. Bouh ! (Et hou !).
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La
gastronomie à quatre chiffres. Fini, les grands restaurants aux prix insensés !
Nous ne souhaitons pas les voir s'enfermer dans leur tour d'ivoire, rigoler de leur posture grotesque. Nous les voulons plutôt avec nous, sur terre. Avec des entrées à moins de 60 euros . Notre
rêve pour 2009 : pouvoir retourner dans les grands restaurants sans finir sur la paille pour un mois.
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Les
billes de betterave. Pourrait-on laisser un peu en paix ce brave
légume qui popotait tranquillement sur les buffets de restaurant d'entreprise ? Certes, la couleur est trendy dans son purple Costes, mais sincèrement, le goût n'est pas folichon.
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Les
desserts d'artistes. On
l'imagine volontiers, les pâtissiers rêvent d'avoir une part d'audimat un peu plus large. Mais c'est un peu coton, sachant que les chefs du salé leur boulottent les 9/10e de notre appétit.
Résultat, sur un timbre-poste, ils se sentent obligés de nous résumer les travaux d'Hercule. Nous voilà ainsi avec des desserts cérébraux immangeables, hérissés de piques en caramel et de
corsets en sucre filé. Le dessert, c'est le moment de l'indulgence, pas celui de l'admiration au pas cadencé.
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Les
rythmes de grand-messe. On
a compris toute l'importance du cérémonial dans les grands restaurants, mais tout de même, attendre des plombes pour découvrir son entrée, ça va ! Vive le rapport frontal avec la table.
Finalement , si l'on va au restaurant, c'est parce qu'on a faim.
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Les
amuse-bouche. Ce sont des
repas en trompe l'œil. Il faudrait un jour quitter les grands restaurants après les amuse-bouche. On laisserait un pourboire, voire un billet pour ces miniatures et l'on irait dehors respirer
un bon coup. Après tout, l'après-midi (la soirée) serait libre, vous seriez en pleine forme, l'estomac léger et l'âme en paix.
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Le
plat star, le client en otage. Assez aussi de ces restaurants vrillés dans leur
autocélébration. On attend le plat un temps infini, on doit arrêter les conversations pendant leurs énoncés... Pfuit, rien ne vaut cette gentillesse naturelle entendue l'autre jour au bar de
l'hôtel Westminster à Paris : « Madame, êtes-vous
bien installée ? » En
fait, c'est d'abord cela un restaurant : il faut que le client s'y sente bien. Les plats, on en fait trop souvent tout un plat.
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Les
vins sans esprit. C'est
sans doute l'une des plus grandes désolations du paysage gastronomique français. La politique du prix des vins fait qu'à part dans la douce armée des bistrots gourmands, les vins proposés au
restaurant sont d'une rare indigence. Souvent insipides, interchangeables, sans âme, ils arrivent à donner l'illusion que la France est un piètre pays producteur. Les bourgognes, les bordeaux
se voient réduits à de pales figures d'eux-mêmes, et il faut dépasser les 80 euros pour commencer à entrer dans le vif du sujet. Vive les cartes à prix sexy, aux découvertes épatantes. Assez
des cartes en toc.
(ce document, volé quelque
part, m’a été transmis par un ami qui fréquente les restaurants encore plus que moi…)
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